|
ESPACES MARTIMES SOUS HAUTE SURVEILLANCE
| ||
|
Les priorités de la Marine réorientées
Cette action en matière de sécurité, baptisée "sauvegarde maritime", a exigé une réorganisation des forces de la Marine nationale. Aujourd’hui, près de 2000 marins, plus de 70 bâtiments, dont une vingtaine de bâtiments de combat et une trentaine de patrouilleurs et de vedettes de la gendarmerie maritime, une trentaine d’avions et d’hélicoptères, ainsi que 59 sémaphores participent directement à cette mission. Plus largement, c’est l’ensemble des moyens de la marine qui exerce une vigilance permanente, et chacune de ses unités à la mer qui peut intervenir si nécessaire.
En haute mer, leurs activités sont conduites, suivant les cas, avec les seuls moyens de la Marine ou en coopération interarmées ou internationale. Ainsi, la force navale européenne Euromarfor, ( Espagne, Portugal, Italie et France ) dont notre pays a pris le commandement le 16 septembre a participé, aux côtés d’une coalition internationale, à l’opération Enduring free : celle-ci vise le terrorisme international et les trafics illicites, en mer Rouge, dans le golfe d’Aden au large de Djibouti et dans l’océan indien. La France avait déjà participé à cette opération de juillet à septembre 2003 avec la force navale franco-allemande.
Dans les approches maritimes, la coopération est interministérielle, mobilisant essentiellement la Marine nationale, les affaires maritimes, les douanes, la sécurité civile et la gendarmerie nationale. Leur action est coordonnée par trois préfets maritimes ( Manche/Mer du Nord, Atlantique, Méditerranée ), qui relèvent du Premier ministre, par l’intermédiaire du secrétariat général de la Mer. Bien adaptée à la taille de notre pays, économe de moyens, cette organisation a fait ses preuves depuis 20 ans mais a vu sa vocation raffermie : le Premier ministre a récemment renforcé les pouvoirs des préfets maritimes, étendant leur possibilité d’intervention. |
|
Une maîtrise accrue dans le proche futur
La Marine nationale doit affronter désormais une très grande diversité de missions. Encore faut-il des moyens adaptés pour répondre à ces exigences nouvelles ou anciennes, aussi bien lorsqu’il s’agit de prévenir le danger que de le maîtriser. Pour ce faire, la Marine a engagé un effort important d’amélioration de ses capacités : pour les risques environnementaux, augmentation du nombre de remorqueurs d’intervention de haute mer, achat de nouveaux équipements antipollution, pour la veille et la surveillance des approches maritimes, lancement d'un programme de 24 nouvelles vedettes de la gendarmerie maritime, renforcement de la chaîne des sémaphores répartis tout au long du littoral métropolitain, achat de moyens de vision nocturne, amélioration des capacités des avions de surveillance Falcon 50. La Marine co-finance également, avec le ministère de l’Outre-mer et celui des Transports et de la Mer, un satellite de surveillance de la pêche illicite dans la zone des terres Australes et Antarctiques françaises, les TAAF.
|