ÉDITORIAL

 

 

RÉSERVISTES…
LES ‘INTÉRI-MER’

 

Les réservistes ne sont pas des supplétifs. Ils font partie de la Marine et vous les avez sûrement croisés car leur présence dans nos formations, à bord de nos bâtiments et dans les états-majors se fait de plus en plus fréquente.

Marins de 120 jours ou de 30 jours, ils viennent renforcer ou remplacer. Marins de 15 jours, étudiants et jeunes, ils viennent se former et donner un coup de main appréciable en période de permissions. Mais aussi marins d’un jour, moins connus des unités, ils œuvrent partout en France pour que la Marine rayonne, et pour que des jeunes franchissent un jour la porte d’un BICM.

A ces marins d’un ou de trente jours je dis : soyez ici chez vous, apportez-nous votre savoir-faire et/ou votre disponibilité, prenez des responsabilités, rendez-vous indispensables !

Aux autres, aux marins de 365 jours je dis deux choses :

¨  premièrement, accueillez les réservistes, formez-les, passez-leur la suite ( vous serez bien contents qu’ils puissent vous épauler quand la tâche sera lourde et remplacer celui ou celle qui sera temporairement absent ) ;

¨  deuxièmement, n’oubliez pas qu’un jour vous pourrez être aussi un marin de « complément », gardant ce lien d’amitié, de rigueur et d’équipage qui unit tous les marins.

Employé dans une administration ou dans une entreprise, artisan, profession libérale ou même jeune retraité, vous aurez la possibilité de revenir de temps à autre pour participer à une mission, former des jeunes, transmettre un savoir-faire. Ce jour-là vous rejoindrez la grande famille des réservistes, marins de trente jours, marins d’un jour, mais surtout marins de cœur.

 

Vice-amiral d’escadre Philippe SAUTTER
Directeur du personnel militaire de la Marine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut cependant rester réaliste

L’an dernier le budget ‘réserve’ a connu une progression tout à fait exceptionnelle de 66 % passant de 4,7 M€ à 7,8 M€. Cette année, il ne devait progresser que de 9 % passant de 7,8 M€ à 8,5 M€. L’élan extraordinaire de l’année 2003 ne pouvait continuer. La croissance tous azimuts qui était alors possible ne le sera plus désormais.

Outre ce ralentissement en 2004, les contraintes budgétaires imposées aux armées en fin de premier trimestre ont entraîné des suppressions de postes dans la réserve. Quatorze postes sur les 50 existants ont été supprimés au plan d’emploi du CIRAM Papeete et des refus d’affectation de réservistes présélectionnés par le CIRAM et dont les unités avaient grand besoin ont été prononcés. L’armement de certains postes est donc différé ou interrompu provisoirement, et le taux d’activité de tel ou tel ESR a été réduit pour l’année 2004.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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