CIRAM PAPEETE

 

BULLETIN
TRIMESTRIEL
D’INFORMATION

 

N° 1/2006

 

 

 

SOMMAIRE

 

 

 

ÉDITORIAL

 

 

Amiral Alain Oudot de Dainville

Chef d’état-major de la Marine

 

Mes messages, concernant les quatre grands programmes en phase de lancement sont les suivants :

 

Ø  le programme PA2 : nous devons nous battre pour le deuxième porte-avions. Ce bâtiment nous permettra de retrouver la permanence de la capacité autonome de projection de puissance qu’un seul porte-avions ne peut assurer. La coopération avec les Britanniques progresse grâce à une forte volonté politique de part et d’autre de la Manche et il faut des ambitions au sein de l’Europe de la défense ;

 

  Vue du futur CVF Britannique dont devrait dériver le PA2  

 

Ø  le programme des frégates européennes multi missions (FREMM) comporte 17 bâtiments. Ce chiffre n’est pas le fait du hasard. Il correspond à un réel besoin de la Marine, étayé par le souci de pouvoir protéger nos unités précieuses ( bâtiments amphibies, porte-avions ) ; étayé également par l’étendue et le nombre des zones maritimes où nous sommes susceptibles d’agir ; étayé enfin par un souci d’économie d’acquisition et de fonctionnement avec une série digne de ce nom, plutôt que des micro-séries et de multiples développements ;

 

         

  Vue d'artiste de la future Frégate Européenne Multi-Missions  

 

Ø  le programme Barracuda vise à remplacer nos actuels SNA qui dépasseront la trentaine d’années lors de leur retrait du service actif. Comme le notait l’un d’entre nous, comparer un SNA et un sous-marin AIP revient à comparer une voiture et une bicyclette. En effet l’autonomie stratégique qu’apporte la propulsion nucléaire est sans égale. Ce programme est vital car demain, avec le besoin de sécurité croissant exprimé par les États, la maîtrise des espaces sous-marins constituera un atout stratégique majeur ;

 

  Sous-marin nucléaire d'attaque type Barracuda  

 

Ø  enfin, le programme de missile de croisière naval (MDCN) correspond à un tournant stratégique que la France ne doit pas rater. La capacité MDCN permet de bénéficier des deux atouts majeurs de toute action militaire : l’incertitude et la foudroyance. Elle doit impérativement être disponible sur les Barracuda.

Ces quatre grands programmes permettent de conserver une cohérence capacitaire, conforme aux responsabilités de la France parmi les acteurs de premier rang sur la scène internationale et tenant compte de l’émergence des nouvelles puissances maritimes dans un monde « aqua-dépendant ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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