La rédaction du BIR du CIRAM PAPEETE vous invite à prendre connaissance de

l’interview donnée par le contre-amiral Olivier Lajous,
délégué aux réserves de la marine,

à « Marine infos Réserve » ( n° 2 – juillet 2007 )

(…) Extraits (…)

 

 

Amiral, quel est le rôle du délégué aux réserves et quelles sont vos priorités pour 2007-2008 ?

Le délégué aux réserves de la marine, placé sous l’autorité du major général de la marine, propose la politique d’emploi des réserves. Contrairement à ses homologues des autres armées, il n’a pas de responsabilité directe dans l’emploi et la gestion des réservistes qui sont traités directement par la direction du personnel. (…)

J’ai pris mes fonctions il y a quatre mois, le temps de faire un peu l’inventaire et de regarder ce qui se passait. (…) Au cours du prochain semestre, je souhaite proposer au major général de la marine un document politique d’emploi et de gestion de la réserve qui donne une vision claire de ce que nous pouvons faire avec les réservistes.

A ce stade de la réflexion, je distingue deux grands viviers : un vivier de réservistes opérationnels, comprenant deux sous viviers, l’un qui est vraiment le complément des forces opérationnelles de la marine, c’est à dire les personnes qui peuvent à tout moment partir dans un sous-marin, sur un bateau, dans une flottille d’aéronautique ou au sein d’une formation de fusiliers marins commandos, ou encore armer un état-major de force ou de région, interarmées et même multinational.

Il faut veiller à maintenir leurs compétences, qu’elles soient physiques, intellectuelles, professionnelles, ce qui implique une obligation de formation continue et des processus de gestion adaptés.

(…) En effet environ 10% des effectifs des formations opérationnelles de la marine devront à court terme être constitués par des réservistes quand il y aura des pics de charge dans l’activité marine.

 

 

 

Quel est le deuxième sous vivier de la réserve opérationnelle ?

C’est celui que j’appelle la réserve opérationnelle de lien armée – nation, c’est-à-dire les réservistes qui, tous les week-end, endossent leur uniforme et s’occupent de faire tourner un centre de PMM, mais aussi ceux qui animent les JAPD. Ils doivent être à mon avis suivis et gérés directement par les CIRAM.

Et puis nous avons la réserve citoyenne qui comprend elle aussi divers « viviers » : on peut ainsi distinguer les anciens marins d’active versés dans la réserve citoyenne sur leur demande après les cinq ans d’astreinte à disponibilité qui suivent leur départ. Dans ce vivier, nous trouvons aussi tous les officiers de réserve qui ont fait leur service dans la marine avant d’être réservistes opérationnels pendant plusieurs années.

De l’autre côté, il y a la réserve citoyenne « primo entrante » en quelque sorte, c’est-à-dire des personnes qui n’ont aucun passé maritime mais qui intéressent tout particulièrement la marine, parce qu’ils ont une compétence très spécifique : ce sont des juristes, des financiers, des économistes, des chercheurs universitaires ; certains d’entre eux sont passés par l’IHEDN. (…) Il faudra également mettre en place un dispositif de suivi personnalisé de ces personnes dans les CIRAM.

Voilà mes priorités. En parallèle, n’oublions pas le monde des associations de réservistes et d’anciens marins : là encore nous trouvons quantité d’énergies et de bonnes volontés mais il faut réfléchir à la façon de les fédérer ; c’est le cas par exemple de tous les clubs et groupes mer qui se sont constitués, anciens de telles ou telles grandes écoles où nous avons beaucoup de marins réservistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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