
N° 2/2007
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SOMMAIRE
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ÉDITORIAL
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2002 - 2007
BILAN
Madame ALLIOT - MARIE, ministre de la défense de mai 2002 à mai 2007 dresse un bilan de son action à la tête des armées.
En arrivant au ministère de la défense, en 2002, j’avais trois priorités, rendre à la défense française sa crédibilité, renforcer l’Europe de la défense, redresser l’industrie de défense.
En cinq ans, la défense a profondément évolué. Une loi de programmation militaire, entièrement respectée pour la première fois depuis 25 ans, a permis de renouveler les matériels, de passer les commandes des futurs programmes et d’améliorer sensiblement la MCO.
Le financement initial des opérations extérieures à hauteur des deux tiers qui a mis fin aux ponctions sur les crédits d’équipement, la mise en place d’une stratégie ministérielle de réforme ambitieuse, l’externalisation de nombreuses fonctions, la rénovation du statut général des militaires et la mise en place d’un haut comité à l’évaluation de la condition militaire ont progressivement amélioré la reconnaissance des militaires dans la nation.
L’Europe de la défense s’est considérablement renforcée au cours de cette période. Quasi inexistante il y a cinq ans, elle est devenue une réalité concrète sur le plan institutionnel, capacitaire et opérationnel : des capacités militaires communes comme la Force de réaction rapide terrestre avec des groupements tactiques de 1500 hommes ou la Force européenne de gendarmerie ont été constituées, une agence européenne de la défense a été créée et de grands programmes comme le Tigre, le NH90, l’A400M ou les FREMM ont été lancés. Les opérations militaires en ex-République Yougoslave de Macédoine, en Ituri ou en République Démocratique du Congo ont montré au public l’effectivité de l’Europe de Défense.
Enfin, dans le domaine des industries de défense, que beaucoup avant moi jugeaient impossible à réformer, quelques exemples concrets montrent l’étendue du chemin parcouru grâce à la mobilisation de tout le ministère. Giat devenu Nexter peut maintenant jouer un rôle dans la consolidation européenne de l’armement terrestre. La transformation du statut de DCN, l’ouverture de son capital et son alliance stratégique avec Thalès en font dorénavant un pôle majeur de construction navale militaire. La DGA, confortée dans sa mission de conduire des programmes d’armement, peut jouer auprès des entreprises privées du secteur, un rôle d’impulsion technologique.
Toutes ces réformes sont à poursuivre.
Propos recueillis par Bertrand De Lesquen pour la revue « MARINE » - N° 215 avril-mai-juin 2007