CÉRÉMONIE DU SOUVENIR
Dévoilement de deux plaques commémoratives au cimetière de Papeete
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Comme tous les ans à Papeete, le 1er novembre au cimetière de l’Uranie, quatre dépôts de gerbes sont effectués devant les carrés militaires du Bataillon du Pacifique, de l’Infanterie coloniale, du Centre d’expérimentation du Pacifique, et le mausolée de la marine nationale.
Cette année 2011, une cérémonie particulière a concerné ce mémorial, en présence de nombreuses autorités civiles et militaires, dont le capitaine de vaisseau Bertrand Mopin commandant de la zone maritime du Pacifique. Deux plaques visibles à l’extérieur du cénotaphe ont été dévoilées. Elles sont gravées des noms des marins qui y reposent, disparus en mer, ou encore inhumés ailleurs, mais gardant un lien avec le fenua, et les noms des marins morts pour la France. Pour les familles des marins disparus en mer, ce mausolée représente la sépulture qu’ils n’auront jamais. Cette action a reçu le soutien de l’association « Aux Marins » cénotaphe de la Pointe Saint Mathieu à Plougonvelin.
Parmi les nombreux noms inscrits, certains sont à évoquer plus particulièrement : le capitaine de corvette Robert JEANPIERRE de CLONARD, inhumé ici, qui fut le premier commandant de la marine des établissements Français de l’Océanie en 1936/1937. Monsieur Marc ALLAIN, ex-consul honoraire du Royaume-Uni, était présent et représentait les familles des matelots George CAMBELL et Douglas GILZEAN, tous deux de nationalité Britannique, membres de l'équipage du « Chevreuil » pendant la seconde guerre mondiale, et morts en service commandé.
De même, le capitaine de frégate Gérard Kerhoas – autorité militaire présidente à cette cérémonie – a évoqué la mémoire de l'équipage du sous-marin Surcouf qui fut coulé par méprise par la chasse américaine au large de Panama le 19 février 1942. Le bombardement rendit veuves trois épouses du fenua. Ce furent celles :
- du second maître Joseph FERRAGU, présente à cet hommage ;
- du quartier maître Gilbert BOURDON, dont le fils, pupille de la nation, était présent ;
- du second maître Marcel CORLAY. Rolande VIGOR, décédée, représentée par sa fille Joëlle VIGOR.
A noter également les noms du :
- lieutenant de vaisseau Maxime DESTREMAU, héros de Tahiti, le 22 septembre 1914.
- capitaine de corvette Jean GILBERT, grand artisan de la création de la France Libre au fenua, mort lors de l’explosion de son avion au décollage de Nouvelle-Zélande.
- maître principal Loïc LE PAGE, du commando Marine Trépel, mort au combat le 4 mars 2006 en Afghanistan, à la tête de sa section. L’Histoire a ainsi pris le fils du premier commandant des forces spéciales de notre pays, le général de corps d’armée Maurice LE PAGE, présent, et de son épouse Thérèse BONNO.
Ces plaques commémoratives ont été réalisées à l’initiative de l’association «Acoram-Acomar-PF». Le contre-amiral Jérôme REGNIER, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française, a permis matériellement de réparer un oubli et de respecter ainsi le devoir de mémoire.
CF Gérard Kerhoas – Mjr (H)André Bailles

Coupures de presse, des Nouvelles de Tahiti et de la Dépêche de Tahiti, relatant l'événement